L’Idogo, art de mouvement issu de la tradition orientale, offre une approche douce et progressive particulièrement adaptée aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Grâce à des exercices simples, fluides et réalisés avec un bâton spécifique, cette pratique favorise la mobilité, la coordination et la souplesse. Les mouvements sont conçus pour être accessibles à chacun, quel que soit son âge ou son niveau de condition physique
Historique , petit rappel:
Animatrice Sports pour tous,dans le Jura,j’ai eu la grande chance de connaître les bienfaits du bâton Idogo grâce à notre présidente de comité départemental,Yvonne Bonnafé.
Elle même a rencontré Marie Jo Augoyard aux Thermes d’Allevard en août 2008. Séduite par les propriétés du bâton Idogo, elle lui a proposé de venir nous le faire découvrir, au cours d’un stage à Champagnole Jura, en janvier 2009.
26 animatrices ont bénéficié de cet enseignement découverte .
Plusieurs stages ont suivi à Allevard et dans le Jura.
J’enseignais à Lons le Saunier à des personnes retraitées ou encore en activité professionnelle.
Une participante me fait part de l’intérêt porté par son mari ,atteint de la maladie de Parkinson,pour cette discipline qui semble lui convenir.
Il ne souhaite pas participer au cours collectif à cause de ses tremblements.Il a aussi des amis atteints comme lui par cette maladie qui pourraient être intéressés et bénéficier de » cette gymnastique adaptée ». C’est pourquoi en novembre 2018 un cours est créé pour les personnes malades et leurs aidants..Motivés et plein d’énergie ,ils créent un comité France Parkinson pour le Jura.Puis deux sessions sont organisées avec 28 pratiquants qui suivent assidûment les cours dans un climat convivial et chaleureux.
J’ai pu constater leur intérêt pour les exercices d’auto massage d’abord qui leur permet de mettre en douceur leur corps en mouvement.Puis les exercices pour tous les jours sont abordés en position assise ou debout,comme ils peuvent. Très assidus et attentifs ,ils font leur maximum pour travailler lentement, avec leurs difficultés et leurs limites.. Les progrès sont appréciés: bon placement,récupération du bâton dans le dos,tenir sur le bout des orteils en avançant le bassin, coordonner les mouvements, « travailler « sans crainte du regard de l’Autre…Leur souhait d’y arriver se lit sur leur visage.Certains commencent en position assise, puis terminent la séance debout. En fin d’année des personnes ne s’asseyent même plus durant toute l’heure,à leur grande satisfaction.Ils arrivent en début d’année un peu courbés en avant et finissent avec les épaules qui se redressent lentement, repartent des fois en « oubliant » leur cane….La présence des aidants attentifs et vigilants est encourageante pour continuer à se retrouver chaque semaine. A la maison chacun et chacune fait ce qu’il peut ,à son rythme.
Cette riche expérience avec des personnes atteintes de la maladie de Parkinson est une preuve importante, s’il faut encore le préciser, des bienfaits apportés par la pratique des exercices avec ce merveilleux bâton Idogo.
Merci Mr TJOA, merci Marie Jo.
Lons le Saunier Jura le 19 juillet 2022. Marie-Paule Pommier.
En 2015, je découvrai qu’un de mes élèves de Qi Gong était atteint de la pathologie de Parkinson. Son épouse me suggéra alors de me rapprocher de France Parkinson, car pour elle, la pratique du Qi Gong Idogo pouvait beaucoup apporter aux malades. A Angers, cette association est particulièrement active pour mettre en place des activités diverses à destination des adhérents et des aidants.
De 7 élèves au départ, ils sont désormais 23, répartis sur deux cours, un en milieu urbain, et l’autre en milieu péri rural. Le bouche à oreille fonctionne, et cette activité semble correspondre à une véritable attente, pour une activité accessible.
Quelle joie pour moi de les voir heureux de venir en cours, de pratiquer avec assiduité malgré les difficultés liées à la maladie.
L’heure est répartie entre un temps d’échauffement, de pratique statique, puis de pratique en déplacement, pour terminer par un moment de retour à soi.
En adaptation permanente pour ma part, à l’énergie du groupe dans le moment, le travail tourne autour de la conscience du corps, la posture, la respiration, ainsi que la recherche de l’équilibre.
Ils sont unanimes pour dire combien la pratique les aide dans leur quotidien. Le bâton leur permet des exercices qu’ils ne pensaient plus possible à leur corps endoloris.
Certains commencent même à pratiquer avec les spirales, sans que j’en ai parlé…
Chaque personne est unique, et les mouvements désordonnés liés à la maladie nécessite de ma part une pédagogie, une attention de chaque instant pour les guider aussi dans l’acceptation d’un corps qui ne répond pas toujours à l’information demandée.
Dans ces cours, il y a aussi quelques aidants, venant accompagner leur conjoint. Ils peuvent ainsi avoir un moment pour eux même, et partager des temps de pratique à la maison.
L’Idogo m’a permis de rencontrer des personnes de grand courage face à une pathologie qui rappelle aux bien portants, combien la santé est précieuse.
Isabelle Mellier
Enseignante Qi Gong
Instructrice Idogo