Chant

Idogo®

Déroulement d'un atelier

  • Éveil corporel pour accorder le corps, qui est instrument de musique, de résonances : par des auto massages, des mouvements de qi gong ou massage d’un pied puis l’autre pied avec une balle de tennis.

Tout cet éveil corporel se fait en prenant le temps d’éveiller la conscience à ce qui s’est mobilisé, comment le corps respire différemment, et toutes sensations de fraîcheur, de lourdeur, de légèreté, fourmillements, ancrage…. Ou non. Accueil de ce qui se présente, de ce qui se donne dans l’instant. Croire toujours en ce chemin d’évolution de chaque être.

  • Une mise en voix progressive peut ensuite être proposée en démarrant des pieds : vocalise d’ancrage puis de balancements gauche-droite style YAM PA TAM ou bien POM POPOM ( on peut si l’on veut associer un chant du genre de L’enfant au tambour – sur la route, parapapam pam….de Nana Mouskouri ou encore Trois jeunes tambours s’en revenaient de guerre, Malbrough s’en vas-t-en guerre, tous les chants de marche….) – tout ce qui sera utilisé avec des consonnes explosives.
  • A ce moment, je peux être amenée à utiliser le bâton. Dans un premier temps pour l’écoute du corps avec l’Idogo, comment ça respire, encore une fois en conscience, différemment de précédemment. Puis mouvements de montée et descente du bâton le long du corps, jusqu’à hauteur du dan tian ou diaphragme, ou simplement sur les cuisses, à la mesure de ce que chacun est en capacité de faire. Chacun est invité à faire selon son propre rythme. La bouche est entr’ouverte sur l’inspir et sur l’expir, souffler sur un Ffff le plus naturellement possible.

La respiration se pose, hors du mental, sans jugement, sans ces croyances « je ne sais pas respirer comme on me demande, je n’ai pas de souffle, pas de mémoire corporelle… » tout ce qui parasite au quotidien. « Le blocage mental est capable d’anesthésier les sens » disait Marie Louise Aucher.

Puis refaire la vocalise avec le bâton dans les 2 mains. Écouter les voix… (peut-être plus présentes, plus claires). Tester avec le bâton, en baissant le regard vers le sol, ou en élevant le regard vers le plafond. Écoute des voix à nouveau

Ne jamais faire lever la tête quand on chante : étirement traumatisant au niveau du larynx ainsi qu’au niveau des vertèbres cervicales

Le regard, tout comme les 5 sens, est très important dans l’émission d’un son en psychophonie. La voix est magnifiée lorsque l’on donne sens à cette sensorialité. Le sourire intérieur peut être suggéré.

  • Si l’on a envie de travailler sur l’équilibre, des balancements avec déport du poids du corps à droite puis à gauche pourront être proposés, et utiliser ensuite peu à peu une mélodie à type refrain de valse, ou ritournelle de berceuse
  • La respiration mise en œuvre dans ce temps est « abdominale ». Cette zone correspond à la zone des peurs, des tristesses, de tout ce qu’on n’a pas ou mal digéré. Les chants repris pourront être « Fais dodo Colas mon p’tit frère « par exemple. Le balancement-bercement peut soulever des émotions. Si cela advenait, ne pas s’en formaliser mais surtout continuer à mettre en mouvement. Importance du mouvement chez toute personne dépressive ; le mouvement est vie.

Si le bâton a été quitté, le reprendre au cas où il y a débordement émotionnel. Le bâton rassure !

Conscience de la verticalité qui élève, qui permet de découvrir que l’on peut descendre dans la perturbation émotionnelle sans crainte car nos mains sont en présence de quelque chose qui sécurise, qui permet de se connecter à sa force intérieure.

(Autres idées de chants balançants : A la claire fontaine, Au clair de la lune,….)

  • Puis, l’éveil du visage peut intervenir, après auto massages, grimaces, langue tirée sur un feulement et non sur un Grrr qui blesse les cordes vocales ; bâillements tout au long de la séance bouche ouverte pour libérer la mâchoire inférieure puis bouche fermée : la base de la langue abaisse le larynx. Activation Vaisseau Gouverneur VG et Vaisseau Conception VC. Chanter un refrain Lalalala ou Tralalalalère comme on chantait enfant, pour connexion en conscience à cette petite circulation énergétique. On peut être amené à poser l’index sur l’arrivée du VG pendant un chant : présence à soi, chant plus incarné.

Éveil des résonances tête par une vocalise MIAM à laquelle on peut associer une image mentale de quelque chose que l’on aime particulièrement déguster ; cela réveille non seulement l’intérieur de la bouche mais également le regard qui devient plus pétillant. Vocalise sur Miam sur Do mi sol mi do, par exemple.
Conscience des lèvres, des joues, de la langue.
Possibilité d’introduire un chant comme L’eau vive, Fais du feu dans la cheminée….

  • Le diaphragme va être sollicité si le choix du chant se porte sur un rythme plus rapide. Attention à ce que les participants restent connectés à la respiration basse, à cette détente abdominale, associée à l’ouverture costale. Veiller surtout à ce que la respiration ne se fasse pas en remontant les épaules, respiration trop superficielle qui n’amène que le blocage et la perte de confiance en soi.

Importance de la zone du diaphragme, qui peut être activée par des onomatopées comme Hop-là ou Youpi. Le diaphragme correspond à la zone des pleurs ou des rires. On peut théâtraliser ces émotions en faisant mine de pleurer et arriver au rire.

Le diaphragme est important car en lien avec le larynx et les cordes vocales. Notons que les cordes vocales et le diaphragme sont sur le même nerf crânien, le 10. Dans le cas de personnes atteintes de Parkinson, le diaphragme redonne l’influx nerveux aux cordes vocales paralysées. D’où l’importance de jouer avec le diaphragme pour faire de la prévention contre les fausses-routes et problèmes de déglutition. Le placement de la tête sera important également, menton légèrement rentré et étirement de la nuque.

Stimuler la zone diaphragmatique avec des chants rythmés issus du répertoire traditionnel de l’enfant par exemple. Ce ne sera jamais infantilisant quand le sens est donné : nettoyage émotionnel.

Tout au long de ces expérimentations, le baton Idogo pourra être dans les mains, ou quitté pour comparer les sensations, ce qui fait sens, qui verticalise ou permet de se connecter au plus profond de soi.

A l’image de la méthode psychophonique, le bâton Idogo associé à la voix chantée ou parlée permet d’harmoniser l’Être tant sur le plan physique que psychique. Il est outil de connaissance de l’être, de l’être dans le monde, toujours en capacité d’évolution et sur un chemin bienveillant et créateur.

Résumé des t'émoignages des participantes aux ateliers chant avec utilisation du bâton Idogo :

Centre la posture

Harmonise la (les) respiration(s)

Maîtrise et conscience corporelle affinées

Sensations vibrations mieux ressenties, « alors qu’habituellement, sans le bâton, les sensations sont lointaines, subtiles »

Présence à soi – ça chante de l’intérieur

Voix plus puissante, sans forcer sur les cordes vocales

Voix plus affirmée alors que la voix est ordinairement étouffée (personne atteinte de polyarthrite rhumatoïde et hypothyroïdie) : « soutien moral car pour une fois je m’entends parler et chanter. L’impression de me ré apprivoiser, d’être à nouveau dans le monde alors que jusqu’à présent, j’avais l’impression de disparaître peu à peu. La confiance en moi revient et je me sens plus vivante ».