Tout cet éveil corporel se fait en prenant le temps d’éveiller la conscience à ce qui s’est mobilisé, comment le corps respire différemment, et toutes sensations de fraîcheur, de lourdeur, de légèreté, fourmillements, ancrage…. Ou non. Accueil de ce qui se présente, de ce qui se donne dans l’instant. Croire toujours en ce chemin d’évolution de chaque être.
La respiration se pose, hors du mental, sans jugement, sans ces croyances « je ne sais pas respirer comme on me demande, je n’ai pas de souffle, pas de mémoire corporelle… » tout ce qui parasite au quotidien. « Le blocage mental est capable d’anesthésier les sens » disait Marie Louise Aucher.
Puis refaire la vocalise avec le bâton dans les 2 mains. Écouter les voix… (peut-être plus présentes, plus claires). Tester avec le bâton, en baissant le regard vers le sol, ou en élevant le regard vers le plafond. Écoute des voix à nouveau
Ne jamais faire lever la tête quand on chante : étirement traumatisant au niveau du larynx ainsi qu’au niveau des vertèbres cervicales
Le regard, tout comme les 5 sens, est très important dans l’émission d’un son en psychophonie. La voix est magnifiée lorsque l’on donne sens à cette sensorialité. Le sourire intérieur peut être suggéré.
Si le bâton a été quitté, le reprendre au cas où il y a débordement émotionnel. Le bâton rassure !
Conscience de la verticalité qui élève, qui permet de découvrir que l’on peut descendre dans la perturbation émotionnelle sans crainte car nos mains sont en présence de quelque chose qui sécurise, qui permet de se connecter à sa force intérieure.
(Autres idées de chants balançants : A la claire fontaine, Au clair de la lune,….)
Éveil des résonances tête par une vocalise MIAM à laquelle on peut associer une image mentale de quelque chose que l’on aime particulièrement déguster ; cela réveille non seulement l’intérieur de la bouche mais également le regard qui devient plus pétillant. Vocalise sur Miam sur Do mi sol mi do, par exemple.
Conscience des lèvres, des joues, de la langue.
Possibilité d’introduire un chant comme L’eau vive, Fais du feu dans la cheminée….
Importance de la zone du diaphragme, qui peut être activée par des onomatopées comme Hop-là ou Youpi. Le diaphragme correspond à la zone des pleurs ou des rires. On peut théâtraliser ces émotions en faisant mine de pleurer et arriver au rire.
Le diaphragme est important car en lien avec le larynx et les cordes vocales. Notons que les cordes vocales et le diaphragme sont sur le même nerf crânien, le 10. Dans le cas de personnes atteintes de Parkinson, le diaphragme redonne l’influx nerveux aux cordes vocales paralysées. D’où l’importance de jouer avec le diaphragme pour faire de la prévention contre les fausses-routes et problèmes de déglutition. Le placement de la tête sera important également, menton légèrement rentré et étirement de la nuque.
Stimuler la zone diaphragmatique avec des chants rythmés issus du répertoire traditionnel de l’enfant par exemple. Ce ne sera jamais infantilisant quand le sens est donné : nettoyage émotionnel.
Tout au long de ces expérimentations, le baton Idogo pourra être dans les mains, ou quitté pour comparer les sensations, ce qui fait sens, qui verticalise ou permet de se connecter au plus profond de soi.
A l’image de la méthode psychophonique, le bâton Idogo associé à la voix chantée ou parlée permet d’harmoniser l’Être tant sur le plan physique que psychique. Il est outil de connaissance de l’être, de l’être dans le monde, toujours en capacité d’évolution et sur un chemin bienveillant et créateur.
Centre la posture
Harmonise la (les) respiration(s)
Maîtrise et conscience corporelle affinées
Sensations vibrations mieux ressenties, « alors qu’habituellement, sans le bâton, les sensations sont lointaines, subtiles »
Présence à soi – ça chante de l’intérieur
Voix plus puissante, sans forcer sur les cordes vocales
Voix plus affirmée alors que la voix est ordinairement étouffée (personne atteinte de polyarthrite rhumatoïde et hypothyroïdie) : « soutien moral car pour une fois je m’entends parler et chanter. L’impression de me ré apprivoiser, d’être à nouveau dans le monde alors que jusqu’à présent, j’avais l’impression de disparaître peu à peu. La confiance en moi revient et je me sens plus vivante ».